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Mission au Niger décembre 2011-janvier 2012

Mission 2011

Carnet de bord 2011

Semaine 1

dimanche 7
Arrivée sans problème au Niger, attendu par Rhidouane, notre président au Niger, à l'aéroport.
Nous retrouvons la case de passage rue du fleuve Niger avec plaisir. Son état est un peu désolant, mais les « blancs » ne sont pas venus en 2011 et il y a un manque de moyens pour son entretien.

Notre principal souci avant d'aller où que ce soit en dehors de Niamey, c'est de nous renseigner au Consulat, puis auprès de nos amis blancs qui continuent à travailler au Niger sur la sécurité, car nous ne voulons prendre aucun risque!


 

mardi 9
Nous faisons des rencontres très riches à la case, surtout  Idriss Diabaté, un ivoirien qui réalise des documentaires à la façon de Jean Rouch (il a été son élève). Il nous amène trois de ses étudiants, dont un a choisi pour thème  « l'eau ». Il viendra faire un reportage sur notre association et les puits traditionnels dans les villages. D'autres arrivent : un paysagiste français engagé dans une autre association humanitaire, un jeune styliste africain et une jeune allemande prête à rentrer chez elle après 3 mois passés à Agadez.
Nous les emmenons à un concert, découvrir les chants et costumes traditionnels peuls, dont le chef de groupe est notre ami Mokao.

 

Cette semaine fut calme du point de vue des déplacements, mais très riche en rencontres nouvelles ou utiles pour la suite de notre mission. Elle nous a permis de retrouver de nombreux amis de toujours, de rencontrer Issaka, l'entrepreneur pour nos puits et nos futurs déplacements sur les chantiers, (règles de sécurité à respecter), Rhidouane, avec lequel nous faisons le point sur les demandes de puits et le fonctionnement de l'ASSOFRANI- Niger. Il nous apprend qu'avec Lawali, secrétaire de l'association, et Issaka, ils sont allés visiter les villages dans la zone de Bonkoukou qui nous ont demandé la construction d'un puits. Il s'avère que certaines demandes sont infondées alors que d'autres endroits ont vraiment des besoins.

 

mardi 9
De nombreux responsables de villages leur téléphonent car ils ont vu nos puits, disent qu'ils n'en ont jamais vu d'aussi bien et demandent notre intervention.
Nous allons donc établir une nouvelle liste de priorités avec eux.
Impossible de se connecter à internet. Quelques coupures de courant, mais rien d'inhabituel.

Semaine 2 – du 18 au 25 décembre

Dimanche 18 décembre 2011

dimanche 18
Dimanche, nous tenons une réunion avec nos amis du Niger. Il est surtout question de sécurité, puis de nos projets. La prudence est de rigueur, seuls ceux qui viennent avec nous en brousse connaîtrons le lieu, le jour et l'heure du déplacement.
Dans le secteur de Bonkoukou, Tamaracat, notre 23e puits, est terminé et Bouseyan (24e) en est à la mise en eau.
Le chantier de Lougol peut commencer, le sable, le gravier et les moellons étant là. Rdv mardi à 9 h. L'entrepreneur viendra nous chercher. Avec nous, Rhidouane, notre président au Niger et Bébé, notre vice-président.

Lundi 19 décembre 2011

jeudi 18
Mauvaise journée. Depuis quelques années, à chaque fois que nous arrivons, nous apprenons la disparition de personnes de notre connaissance. Cette fois-ci, il y a d'abord eu le directeur de l'école de Séno, décédé dans un accident de la route, alors qu'il allait donner des cours supplémentaires aux enfants en difficulté. Victime de sa conscience professionnelle.
Cette après-midi, nous allons voir Chebbou, notre ami touareg qui nous prépare des sculptures en pierre de talc depuis 2002. Sur le chemin, son petit frère nous apprend qu'il est "parti". Tombé malade, il est rentré sur Agadez dans sa famille pour y fermer les yeux. "C'est la vie !" dit-on, fatalement, ici.

Mardi 20 décembre 2011

mercredi 17
A 9 h moins 10, tout le monde est prêt. Nous partons à Lougol, à une dizaine de kilomètres de Niamey, dans un village peul. A notre arrivée, une dizaine de femmes nous attend avec des seaux remplis d'eau pour fabriquer le béton. Les villageois participent toujours à nos chantiers : fourniture de sable, gravier, pierres, main d'oeuvre non qualifiée... Ainsi, le puits devient "leur" puits. Toute la matinée, nous assistons et aidons à fabriquer la margelle et le tablier du puits. Un peu dur pour le dos, mais ce n'est pas grave. Nous retournerons dans la semaine suivre l'évolution du chantier.

Mercredi 21 décembre 2011

lundi 19
Nous rendons visite à notre ami Ali Souley , fondateur d'une école de l'excellence "Kokaranta". Nous constatons une fois de plus que des progrès ont été faits, un étage de plus au dessus de la cantine abrite un laboratoire de sciences impeccable de propreté. Dans le jardin, un forage offert à l'école par une association du Qatar. Il y a maintenant 1300 élèves, ça fait beaucoup, dû au succès des élèves de l'école dans les examens, et les classes sont surchargées surtout chez les petits. Ali nous demande de l'aider à réfléchir à trouver une solution à ce problème. Augmenter les coûts d'inscription pénaliserait les familles modestes.
Dans l'après midi, nous avons la visite d'Amadou, de Séno.Il est très ennuyé : un problème se pose à Lougol, les hommes ne participent pas et les ouvriers d'Issaka doivent arrêter le travail, faute de matériaux. Par contre les femmes apportent toujours de l'eau !
Cela fait trois jours que nous n'avons plus de gaz à la case, il y a une pénurie sur Niamey, le gaz venant du Nigéria, nous allons donc découvrir le restaurant du camping touristique de Niamey où nous dégustons du poisson, le fameux "capitaine".

Jeudi 22 décembre 2011

vendredi 19
Rhidouane arrive avec Issaka , le chef de l'entreprise. Mokao est là aussi.

Issaka a passé sa soirée d'hier à Lougol jusqu'à 23 h pour essayer de régler les problèmes d'approvisionnement en sable et gravier. Nous décidons de partir sur le champ avec eux et obtenir des villageois qu'ils respectent leurs engagements.
Nous sommes tous très clairs, s'ils ne participent pas nous achèterons les matériaux et comme nous n'avons pas l'argent, ils devront rembourser, cela leur coûtera 6 chèvres.
Nous repartons avec la promesse que tout sera fait pour la bonne suite du chantier.

Vendredi 23 décembre 2011

vendredi 19
Ce matin comme prévu, retour à Lougol. Pas de mauvaise surprise, tout va bien, il y a assez de matériaux. Il faut dire qu'Amadou va chaque soir après son travail pour les aider à trouver le gravier, (c'est loin un peu !). Pour le sable, pas de problème, c'est juste à côté. Les femmes et les fillettes participent toujours en allant chercher l'eau.
Au retour, nous passons par Séno, où nous avons fait un puits en 2009. Le potager est superbe, nous goûtons le manioc et regardons le puits avec Issaka, notre entrepreneur.

Au retour, réunion rapide avec Rhidouane et Issaka afin de préparer la suite et d'évoquer nos futurs projets. Ils nous apprennnent que les deux nouveaux puits à Tamaracat et Bosseyan sont terminés et opérationnels. Génial !

Samedi 24 décembre 2011

samedi 24
Jour de préparatifs de Noël : courses, cuisine ; les enfants d'Alphonse se proposent de nous aider.
Nous passons la soirée avec Alphonse, le gardien de la case, et sa famille. Nous nous connaissons depuis 2004 et c'est la première fois que nous partageons un repas.
BB, vice-président de l'association au Niger, est venu aussi avec sa famille. Nous sommes entourés d'enfants pour le réveillon.
Tout le monde est reparti content de cette petite fête.

Dimanche 25 décembre 2011

dimanche 25
Aujourd'hui, c'est notre ami de toujours, Boubacar, notre petit touareg, qui vient avec ses enfants.
Fati, sa femme, n'est pas avec nous, car elle est à la clinique avec sa soeur depuis notre arrivée. Elle est avec elle pour la nourrir et lui laver ses vêtements.
Nous avons préparé un coucous et un gâteau, ce sera la fête aussi pour eux.
Le soir, nous sommes invités chez Sandra et Alhousseni, le leader du groupe Etran Finatawa où nous retrouvons Mana, l'un des musiciens.

Semaine 3 – du 26 décembre au 1er janvier 2012

Lundi

dimanche 25
Ce matin, nous avons reçu un message de Jean-Paul Maier qui arrive par la route à travers Mauritanie, Mali, etc. Tout va bien. Il sera à Niamey début janvier, dans une grosse semaine. L'après-midi, nous allons à la clinique Barka donner comme chaque année des petits habits tricotés pour les bébés de la maternité. LamineGazoby, le fils de la directrice, vient de partir pour un an à Montpellier, en formation. Maman Gazoby nous reçoit toujours aussi gentiment et nous reparle du village qui porte le nom de son mari, vers Maradi, à près de 500 km de Niamey. Elle voudrait mobiliser des amis pour financer l'acheminement d'un container contenant du matériel médical pour sa clinique, du mobilier et des manuels scolaires pour l'école du village.

Mardi

dimanche 25
Entre rendez-vous manqués et forte sinusite pour Pascal, une journée calme passée en appels, attente, etc. Quelques amis passent nous voir à la case, avec ou sans artisanat.

Mercredi

dimanche 25
Malgré le décès de notre ami tailleur de pierre, Chebbou, il nous faut bien retourner au croisement des rues où les touaregs d'Agadez réalisent les statuettes, masques et autres objets en pierre de talc. Nous discutons du passé avec les tailleurs qui nous reconnaissent. Nous repérons les nouveautés et le beau travail. Aujourd'hui, nous n'avons pas le coeur à marchander. Un des tailleurs nous explique que Chebbou leur manque car c'était le meilleur graveur. Il nous présente son remplaçant.

Jeudi

dimanche 25 dimanche 25
Matinée très difficile. Nous avons bu le thé et joué à l'awalé avec nos amis peuls du quartier Château 1. Nous changeons un peu d'argent pour finir la semaine. Dans toute l'Afrique qui utilise les Francs CFA, la rumeur court d'une dévaluation possible de ce dernier au 1er janvier, dans trois jours. Actuellement, pour un euro, nous avons près de 656 FCFA. La rumeur voudrait qu'on puisse en avoir 1.000 à compter de dimanche. Encore un coup dur pour la population nigérienne. Les prix augmenteraient pour rattraper ; par contre, les salaires ne changeraient pas. Les banques centrales ont démenti... Nous attendons de voir..

Vendredi

dimanche 25
Ce matin, en partant pour Lougol, arrêt à Kirkissoye (photo). Niamey étant en pleine expension, le puits que nous avons remis en état il y a quelques années est maintenant au milieu des habitations. Il a beaucoup servi à la fabrication des briques pour ces constructions. Les plus pauvres utilisent encore ce puits pour leur consommation, toilette et autre. A Lougol, le puits atteint déjà 12 m et toujours pas d'eau ! Mais le banco remonté sent l'humidité, c'est bon signe. Les petites filles étant en vacances, elles vont chercher l'eau nécessaire au chantier dans un puits voisin. Nous les suivons et constatons que la margelle et la colonne sèche de celui-ci sont en très mauvais état. De plus, ce puits manque d'eau très souvent. Le nôtre est donc très attendu..

Samedi

dimanche 25 dimanche 25
Dernier jour de l'année. Préparatifs pour le réveillon et le repas de demain midi.
Nous avons la visite de Boubacar. Il est très inquiet car il doit quitter le carré où il a installé sa case. Il n'a pas les moyens de payer une location en touchant 25.000 FCFA comme gardien (38 €), juste de quoi acheter un sac de riz pour le mois. Il gagne aussi un peu (1.000 FCFA) par jour quand il trouve à faire le manoeuvre sur un chantier.
Il est 19h30, Issaka, l'entrepreneur, vient de nous téléphoner, ils ont touché l'eau à Lougol. L'année s'achève donc très bien pour notre association. Issaka devait venir nous chercher pour nous emmener, mais là, il fait un peu trop nuit !.

Dimanche 1er janvier

dimanche 25
Bonne Année à toutes et à tous. Que 2012 puisse amener l'eau à des milliers de nigériens supplémentaires ! "Aman Iman" disent les Touaregs, "l'eau, c'est la vie".

Nous invitons Boubacar et sa famille, encore de bons moments simples mais très chaleureux !
Une bonne nouvelle, le Franc CFA n'est pas dévalué. N'est-ce qu'un répit ? Il serait question de mettre en place une monnaie africaine, sans.

Lundi

Lundi 2

Lundi 2

Lundi 2

Lever à un peu plus de 5 heures du matin. Nous allons passer la journée en brousse. Pour des raisons de sécurité, les seuls occupants du véhicule sont au courant. Ni les villageois concernés, ni les autres adhérents (français et nigériens), ni les amis, ni même Alphonse, notre gardien ne sait où nous allons.C'est ça ou une escorte officielle de 10 gendarmes à financer.
Quelle belle journée ! Nous devons réceptionner les deux puits démarrés fin novembre dans la région de Bonkoukou, dans les villages de Tamaracat et Bosseyan. Nous avons aussi au programme de visiter de nouveaux sites demandeurs de puits dans le secteur. Bien sur, si l'un des 12 autres puits réalisés dans la région est sur notre trajet, nous nous arrêtons faire le point.

1er arrêt, Tamaracat. Puits terminé il y a environ 3 semaines. Nous découvrons un grand potager autour du puits. Une fois la récolte terminée, à la saison chaude, la cloture sera retirée pour permettre aux troupeaux de venir boire. Pour l'instant, ils sont dans les pâturages sur les plateaux avec des mares d'eau provisoires.
Ensuite Bosseyan, livré voici seulement 15 jours. Il est construit au milieu d'un campement peul, de nombreux troupeaux sont tout autour et de nouvelles cases en séko déjà construites.
Nous nous arrêtons aussi à Dabey, Tigalalène et Iguéfane, réalisés il y a un an. Partout, le même spectacle de cultures. Des dizaines de familles trouvent à proximité de chez eux de l'eau pour leur consommation, leur bétail et la culture de potagers. C'est la vie quotidienne qui est transformée.
Nous allons également sur six projets : Bagame, Tifarfada, Debokoye, Tafarat, Ankolène et Inhagali. Partout, un habitat pour l'instant dispersé, des puits gâtés ou seulement saisonniers (en branchages). Partout, des troupeaux en attente. Partout, la même volonté de cultiver dès que l'eau sera là. Sur la route du retour vers Niamey, deux autres sites en attente nous sont montrés. Ce sera difficile de déterminer des priorités. Cela dépendra, en fait, des moyens financiers que nous trouverons.

Retour sur Niamey et crochet par le site de Lougol, notre 26e puits. Il ne reste plus qu'une buse dans l'eau à foncer et les finitions de détail avant de le réceptionner. Les peuls du campement devront attendre deux à trois semaines avant de l'utiliser pour eux. En effet, à la fin du chantier, l'eau est troublée par le sable en suspension du chantier et l'eau a le goût du ciment.
Nos adhérents savent que nos actions sont utiles à plus d'un titre. Pour ceux qui pourraient en douter, cette journée s'est révélée très riche.

Dans la zone de Bonkoukou, les villageois sont très courageux. Ils ont juste besoin d'un coup de pouce pour démarrer. Dans certains potagers, nous avons vu une moto-pompe. Une fois le puits livré, les habitants ont cotisé pour permettre son achat. Bravo à tous ainsi qu'à l'entreprise qui a réalisé les ouvrages.

Mardi

Mardi 3
Journée plus calme.
Nous avons appris que notre ami Jean-Paul Maier est bien arrivé à Niamey hier, avec son complice Sam. Ils ont fait le trajet Aube – Niger en fourgonnette.
Dans l'après-midi, nous avons retravaillé le dossier de compensation carbone avec Ibrahim Adamou, directeur général de l'Aménagement national du Territoire. Pour sauver la rivière Komadougou, il faut replanter 15.000 arbres le long des 150 km de rives. En 2012, nous pouvons déjà financer une première phase de 20 km. Nous signerons prochainement une convention avec une ONG, déjà implantée vers Diffa, spécialisée dans ce genre d'opération.

Mercredi

Mercredi 4
Jean-Paul, Sam et leur ami nigérien Ousmane nous livrent 11 cartons de livres de bibliothèque qu'ils nous ont acheminés. 10 d'entre eux sont destinés à la bibliothèque de Diffa, le reste étant distribué dans les écoles de Séno et Dalwey.
Anecdotes du Niger (Jean-Paul et Sam sont restés plusieurs années au Niger) et présentation de nos actions réciproques ponctuent la rencontre. Un nouveau projet de puits est abordé...

Jeudi

jeudi 5
Le matin, nous nous rendons à Séno. Des dizaines de maisons sont en construction entre Kirkissoye et le "barrage". L'école de Séno compte désormais 3 belles classes en dur et encore deux paillotes, (228 élèves), ainsi que des latrines.
Nous échangeons avec les femmes de Séno sur ce qui a changé pour elles depuis la réalisation du puits. Avec un grand sourie : "Tout a changé. Nous ne sommes plus en souffrance. La vie est plus facile maintenant". Des heures de gagnées chaque jour à pouvoir s'occuper des bêtes dont le nombre a doublé en deux ans. L'eau n'est plus réservée en priorité à la consommation. La toilette peut être faite tous les jours.
L'après-midi, deux heures et demi sur internet pour envoyer notre journal de bord. C'est de pire en pire. Puis, nous retournons voir les tailleurs de pierre de talc. Plein de nouveautés, donc plein d'achats. Nous avons dépassé le budget prévu...

Vendredi

Vendredi 6
Le matin, réception du puits de Lougol avec l'entrepreneur Issaka. Le chef du campement nous remercie chaleureusement. Ils ont déjà commencé à utiliser l'eau pour abreuver les bêtes. Le chef regrette de ne pas avoir été prévenu de notre venue ; tout le monde étant parti travailler. Un nouveau rendez-vous est fixé.
Ensuite, visite chez Bakri, notre adhérent et ami d'Agadez replié sur Niamey, faute de tourisme. Le Niger souffre gravement de la situation.
L'après-midi, nous accueillons à l'aéroport Alexis, pilote d'avion qui nous amenait des centaines de kilos de livres avant que sa compagnie ne fasse faillite. La crise passe aussi par là et l'aviation mondiale se porte mal. Alexis vient deux semaines pour une étude d'anthropologie. Il nous amène aussi un gros sac bourré de livres que nous lui avions confié.

Samedi

Une association suisse nous a contacté par mail. Nous avons rendez-vous l'après-midi pour discuter de nos expériences réciproques.
Journée calme. Ca fait du bien de temps en temps .

Dimanche

Le matin, à Lougol, rencontre avec les femmes, les hommes, les enfants et les bêtes autour du puits. Les sourires sont de mises. 26e puits de l'ASSOFRANI terminé et remis à ses villageois.
Aux suivants !
L'après-midi et la soirée passées chez notre ami Boubacar, en famille.

Lundi 9

Vendredi 6
Rendez-vous pris avec Amadou, Rhidouane et Issaka .
Nous allons d'abord au jardin de Séno planter un bananier et un citronnier. Ensuite, nous allons à l'école donner un carton de livres pour la bibliothèque.
Le nouveau directeur nous accueille avec un grand sourire et nous explique que les enfants empruntent les livres et aiment cela ! Nous y avons glissé quelques romans pour les adultes.
Puis nous repartons pour Lougol où nous offrons un manguier greffé. Nous avons pu constater la solidarité des hommes du village pour faire un petit enclos d'épines et protéger le manguier, beaucoup de bêtes transitant dans cette zone..

Mardi 10

Vendredi 6

Rendez-vous à l'école Kokaranta pour l'envoi de différents documents via internet.(convention pour la reforestation le long de la rivière Komadougou, notre journal de bord, communiqué de presse...)
Internet fonctionne vraiment très mal cette année, plus de difficultés qu'en 2010.
Le soir nous assistons à un concert de nos amis d'Etran Finatawa à l'hôtel Terminus. Nous passons une belle soirée entre amis.

Mercredi 11

Vendredi 6
Encore une journée calme.
Le soir, nous faisons une petite fête avec la famille d'Alphonse, notre gardien, afin de fêter la nouvelle année.

Jeudi 12

Vendredi 6 Vendredi 6

Nous allons passer 48 h de vacances dans le parc du W.

Sur la route, nous nous arrêtons dans le village de Leleki Kouenonga, 2 km après le péage, où un nouveau projet de puits se dessine.
Pour le moment, pas de point d'eau potable à disposition des habitants. Soit c'est le forage de l'école qui n'est pas toujours ouvert et se situe de l'autre côté du kori (accès difficile en saison des pluies), soit c'est le fleuve à 1 h de là. Une fois de plus, les villageois nous expliquent qu'ils aimeraient faire un jardin collectif, mais sans eau c'est impossible !
Ils acceptent notre façon de travailler et sont d'accord pour participer aux travaux.

Reprise du voyage. Après deux heures de piste, arrivée au Parc du W. Première virée pour voir des bêtes : éléphants, caïmans, singes, antilope, oiseaux divers...
Après quelques minutes de pirogue, arrivée sur l'île du Lamantin, un véritable petit coin de paradis....

Vendredi 13

Vendredi 6
Promenade en pirogue, pendant laquelle nous avons vu de nombreux animaux: phacochères, babouins, singes vervets, oiseaux, éléphants...
Escale dans le village de Karey Kopto pour la visite du petit marché. Pendant le pique-nique du midi, sur l'autre rive, une douzaine d'éléphants s'envoie de la poussière, déjeune, puis, brusquement, barrissent, mettant en fuite un troupeau de vaches, paissant tranquillement à nos côtés.
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Samedi 14

Vendredi 6
Avant de repartir de l'île du Lamantin, tour de l'île à pied. Nous avons pu observer de nombreux arbres, dont les fameux baobabs, pieds de chameaux, tamariniers, etc, ainsi que des oiseaux et des singes vervets.
Un moment de détente qui nous a fait du bien.
Nouvelle traversée du Parc du W pour retrouver la piste en latérite. Arrivée tout rouge à Niamey (véhicule, personnes, matériel...).
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Dimanche 15

Vendredi 6 Vendredi 6
Cette fois tour en pirogue sur le fleuve Niger à partir de Niamey pour voir les hippopotames.
L'observation de la vie au bord du fleuve est très intéressante, cultures, laveurs de linges, pêcheurs... C'est beau et reposant.
A notre retour, nous entrons dans la case en banco du piroguier, sans fenêtre, où une lumière "gratuite" a été installée par notre ami Alexis, avec une simple bouteille remplie d'eau traversant le toit. Un système très ingénieux venant d'Indonésie et pas cher à installer ! Il va falloir populariser ce procédé en brousse.
Dans l'après midi Amadou vient nous voir, nous lui expliquons ce que nous avons vu, il est très intéressé et veut essayer le plus vite possible dans sa case à Séno. Retour avec lui chez le piroguier afin qu'il observe l'installation.
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Lundi 16

Vendredi 6
Rendez-vous pris avec Amadou, Rhidouane et Issaka .
Nous rendons visite à notre ami Chimbido qui nous a parlé d'une association dont un des buts est un projet d'aide à la recheptalisation dans la zone de Tchinta' Baradène. L'année 2011 a été catastrophique du point de vue pluviométrie (plus difficle encore qu'en 2005) et de nombreuses bêtes sont mortes ou ont dû être vendues. Les familles nomades (peules ou touarègues) se retrouvent sans rien. Rendez-vous est pris pour demain soir avec Kabo pour affiner le projet.
Deux heures perdues à l'école Kokaranta pour essayer d'envoyer notre journal de bord ! En vain ! De gros problèmes de connections sur tout le Niger depuis une semaine !

Mardi 17

Vendredi 6 Vendredi 6
Nous allons à Séno, chez Amadou pour installer un deuxième prototype de "lumière d'eau", son toit étant en tôle.
Ce système vient d'Indonésie, pas encore testé en Afrique, et nous nous demandons comment va réagir la bouteille d'eau avec la tôle brûlante pendant les fortes chaleurs.
A peine 15 mn de travail ! Le résultat est merveilleux, incroyable... La femme d'Amadou est ravie ! Les nombreux curieux viennent observer le phénomène.
Nous les incitons à la prudence, en leur expliquant les risques qui peuvent survenir en période très chaude et qu'il vaut mieux attendre de voir. Surtout pas de paille, ni de bois, afin d'éviter des incendies.

L'après-midi, nous travaillons à un projet d'aide à l'achat de bêtes et de nourritures pour les campements peuls avec Kabo qui sert surtout d'interprête et d'intermédiaire à Chimbido.

Mercredi 18

Vendredi 6
Nous nous rendons au Centre Culturel Oumarou Ganda, centre de lecture du Niger, afin de leur donner 10 cartons de livres destinés à la bibliothèque de Diffa, dans le désert, à l'est du pays.
Mokao n'a pas encore vu le puits de Lougol terminé, nous y partons et en profitons pour dire au revoir aux villageois et les féliciter de leur mobilisation. En effet, ils ont préparé deux nouveaux enclos pour continuer les plantations de manguiers.
Une autre demande de puits est formulée pour un autre campement à 1 h de là... Un puits traditionnel de 65 ans commence à fatiguer.
Soirée guitare et percussion (la glacière de la case) avec Goumar et Souleymane à la maison.

Jeudi 19

Vendredi 6

Journée de repos à Niamey.

Vendredi 20

Vendredi 6
Travail le matin sur ordi : compte-rendus de rencontres, préparation d'un partenariat pour les peuls de Tchin'Ta, travail sur les nouveaux textes de notre futur site internet.
Dans l'après-midi, visite de Jean-Paul Maier et d'un professeur du technique à la retraite. Point sur les séjours de chacun et préparation d'une prochaine sortie en brousse pour faire le tour de quelques unes de nos réalisations. Explications sur la "lumière d'eau". Une nouvelle fois, grand intérêt.
Soirée chez des amis français pour fêter la nouvelle année.

Samedi 21

Vendredi 6
L'échéance du départ se rapproche. Notre séjour, plus de six semaines, nous a paru à la fois long et, en même temps, déjà presque terminé...
Les invitations d'au revoir se multiplient et nous ne pourrons pas répondre positivement à toutes. Surtout qu'il reste pas mal de choses à voir pour l'association.
Dans l'après-midi, l'institutrice de l'école de Dalwey, à une heure et demie de Niamey, vient prendre possession de livres de bibliothèque que nous lui avons réservés. Elle est enchantée car il n'y en avait aucun jusqu'à présent.

Dimanche 22

Vendredi 6
Réunion - bilan de notre mission avec nos adhérents nigériens. Que du positif ! Les 3 nouveaux puits ont été réceptionnés. Nous ne recevons que des compliments sur ceux qui ont été réalisés l'année dernière. Nos adhérents et les villageois sont heureux que nous soyons venus et fiers de nous montrer les progrès enregistrés grâce aux puits. Nous repartons avec une vingtaine de projets, soit près de 50.000 ? de chantiers, l'équivalent de quatre années de notre budget actuel...

Lundi 23

Vendredi 6
Nouvelle visite dans la région de Bonkoukou. Sur la route, nous retrouvons Jean-Paul Maier et ses amis qui souhaitent découvrir nos installations. Potagers entretenus, troupeaux nombreux, ils se rendent compte avec bonheur de l'impact de nos puits sur la vie quotidienne des nigériens. Nous faisons le tour des ouvrages réceptionnés depuis un an que nous n'avions pas encore vus. Partout, le même plaisir d'un travail bien accompli, utilisé quotidiennement.
De quoi nous motiver encore plus à développer des partenariats permettant d'aller plus vite, plus loin.

Mardi 24

Vendredi 6
Dernier examen en comité restreint des factures de l'entreprise, des devis estimés pour les actions 2012. Quelques priorités sont définies. La compensation carbone ou encore des puits pour un collège attendent désormais l'engagement d'autres organisations.
La mission 2011 - 2012 se termine avec la satisfaction de tous.
Décollage cette nuit pour le retour en France.
Retroussons nos manches pour essayer d'apporter l'eau à tous ceux qui l'attendent.
"Aman Iman", l'eau c'est la vie !