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Mission 2010

Mission 2009

Carnet de bord 2010

Dimanche 7 février 2010

dimanche 7
Départ pour une mission au Niger une fois de plus… Nous attendions ce moment depuis un an !
Après un voyage sans problèmes, nous arrivons à Niamey vers 22 h, direction l’hôtel Masaki, car la case de passage habituelle n’est pas encore libre !

Lundi 8 février

lundi 8
Journée de rendez-vous. Nous allons à la banque rencontrer Habib pour faire le point sur le compte nigérien de l’association. Nous déjeunons avec Alexis, le pilote d’avion dont la compagnie aérienne nous achemine gracieusement des centaines de kilos de livres. Il a passé une semaine de vacances à Niamey et rentre ce soir en France. Prochain rendez-vous le 16 février pour plus de 300 kilos de manuels scolaires à Niamey.
En fin de journée, nous rencontrons le président nigérien de notre association, Ali Boubacar, qui nous informe qu’il démissionnera de ses fonctions pour raisons personnelles, dès les chantiers en cours réceptionnés (Soudjé Dey et Sona).

Mardi 9 février

mardi 9
Nouvelle réunion de travail à l’hôtel avec Harouna, le puisatier, notamment sur les projets 2010 de l’association. Déjeuner en ville, dégustation de poulet yassa.
Dans l’après-midi, nous allons rendre visite à notre ami Boubacar, chez qui nous avons fêté le baptême de sa fille l’an dernier. La réalité du Niger nous rattrape cruellement. Sa petite est décédée au bout de quelques mois. Le taux de mortalité avant 5 ans est grosso modo de 1 enfant sur 4…
Nous terminons la journée avec Luc et Guilaine, deux amis bretons engagés dans l’association « Ecoles de la 2e chance ». Ils nous annoncent que notre arrivée s’est vite propagée puisque des amis sont déjà passés nous voir à la case.

Mercredi 10 février

mercredi 10
Le matin, nous nous installons à la case à Château 1. Nous avons la visite de Rhidouane puis de BB, notre adhérent fabricant de batiks, avec lesquels nous préparons l’avenir de notre association.
En fin de journée, nous allons faire quelques courses près du Petit Marché car il n’y a plus grand-chose dans la zone de château 1 ! Tout se vide, ça devient triste !

Jeudi 11 février

jeudi 11
Ce matin, nous allons voir notre ami Bakri qui met un 4x4 à notre disposition pour nos missions en brousse. Dans l’après midi, il nous emmène à Séno, lieu de notre chantier 2009. Nous avons l’agréable surprise de voir qu’un potager a été aménagé et qu’Hamadou a planté des arbres fruitiers (manguiers et bananiers) !
Nous rendons visite aux enseignants de l’école qui ont reçu 4 cartons de livres lors de la première livraison d’Alexis. Les enfants sont fiers de nous montrer ceux qu’ils ont empruntés ! Nous découvrons qu’une classe en dur est en construction, ce qui leur permettra de sécuriser leur matériel !
En fin de journée, nous recevons Rhidouane et le chef du village de Soudjé Dey pour le versement d’un deuxième acompte versé par Ali Boubacar pour continuer le puits. Il risque d’être un peu plus profond que prévu (autour de 50m), nous nous engageons à payer le supplément (après les 45 m correspondant au devis) afin que ce puits soit terminé.

Vendredi 12 février

vendredi 12
Ce matin, visite au consulat de France pour enregistrer notre présence ici et savoir où nous pouvons nous rendre sans risque. Après nous avoir d’abord conseillé de ne pas quitter Niamey, elle nous autorise à circuler dans la zone verte (bande sud du pays). Ceci nous interdit, entre autres, d’aider à la distribution des livres dans le secteur d’Abalama (zone orange déconseillée). Dommage !
BB vient nous livrer des nappes que nous lui avions commandées. Cheibbou, notre tailleur de pierres de talc et de gypse, pour une commande.
Soirée de détente avec BB et sa famille.

Samedi 13 février

samedi 13
De 9 h 30 à 13 h, réunion avec Aghali, un hydrolicien qui a adhéré à l’association et dont les conseils techniques nous sont très précieux. Plusieurs pistes de projets voient le jour dans la région d’Ida Bangou pour soulager le puits surexploité réalisé en 2008. Nous nous rendrons sur place la semaine prochaine pour rencontrer les populations concernées avec Rhidouane et Fatimane, adhérente de France et conteuse touarègue, actuellement au Niger. Parallèlement, nous estimons le coût du puits à Gorioré (dossier 2009) qui devrait démarrer au plus vite.
Cette réunion va transformer complètement nos actions dans le pays, tant dans le déroulement du montage des projets (recherche de partenariats locaux) que dans la partie technique, sans se révéler beaucoup plus coûteuses.
Soirée prévue chez Boubacar.
Déjà bientôt une semaine de passée. Nous avons à la fois le sentiment de ne pas avoir fait grand-chose et, en même temps, d’avoir progressé dans de nombreuses directions.

Dimanche 14 et lundi 15 février 2010

dimanche 14 lundi 15
Pour la Saint Valentin, nous nous offrons deux jours de repos dans le Parc du W, à 150 km de Niamey, dont deux heures de piste. La réserve animalière s’étale sur trois pays : le Niger, le Bénin et le Burkina Faso. Son nom vient des méandres du fleuve Niger qui forment, à cet endroit, un « W ».
Au hasard des pistes empruntées en 4x4, nous découvrons la faune africaine, petite et grande (merles métalliques, geais, antilopes, éléphants, crocodiles, buffles, phacochères, hippotragues…) ainsi que sa flore particulière (baobabs, arbres à karité, etc).

Mardi 16 février

maardi 16
Ce midi, livraison par des pilotes de « Blue Line » de 15 cartons de livres scolaires et de bibliothèque destinés aux écoles du secteur d’Abalama, au nord, près d’Agadez et de Mélé Haoussa, dans l’ouest. Notre ami Alexis n’est pas du voyage. Nous le verrons la semaine prochaine pour 19 autres cartons de 10 kilos. Encore merci à lui, ses collègues et son entreprise pour l’acheminement gratuit de ces marchandises, si précieuses à nos yeux et si attendues, ici.
Dans l’après-midi et la soirée, nombreuses visites et retrouvailles à la case de passage, dont celle de Bamo, chanteur du groupe Etran Finatawa.

Mercredi 17 février

mercredi 17
Le matin, retour à Séno pour donner de nouveaux livres à l’école. Malheureusement, nous croisons sur le chemin, le directeur qui part, son papa venant d’être hospitalisé d’urgence. Nous passons quelques heures en compagnie de nos amis, à l’ombre d’un gao, à boire le thé et discuter. Cela nous permet de constater que le puits était une nécessité, toute la matinée des femmes viennent y puiser l’eau.
Dans l’après-midi, réunion avec Djowro, un jeune peul, sur le projet de puits à Gorioré. Il semble que la population ne soit pas, pour le moment, très impliquée. Le dossier est donc provisoirement mis de côté. Ce ne sont pas les demandes qui manquent. Nous préférons répondre là où les villageois sont mobilisés.

Jeudi 18 février

jeudi 18
Le matin, nous décidons d’aller rendre visite à notre ami Ali Souley à son école Kokaranta. Une nouvelle fois, c’est la surprise. 966 élèves fréquentent l’établissement, du jardin d’enfants à la terminale. Ali souhaite ouvrir aux adultes pour des cours du soir, multiplier les cours de langues (anglais, espagnol, chinois…) et aborder l’informatique dès la maternelle. Bravo, Ali !
Pendant le repas du midi, le proviseur vient nous avertir que des coups de feu retentissent dans la ville. Surprise. Panique dans les rues et chez les élèves. Les parents viennent les chercher, affolés. C’est une tentative de coup d’Etat, parait-il. Nous restons enfermés l’après-midi dans le bureau d’Ali, surfant sur internet et écoutant RFI, pour avoir des nouvelles. Quelques coups de fil sont échangés avec des amis qui nous conseillent de ne pas bouger. Vers 17 h, le calme revenu, Ali nous ramène à la case de passage, non loin de la Présidence à vol d’oiseau. Tout va bien.

Vendredi 19 février

vendredi 19
Ce matin, nous écoutons la radio. Les militaires ont pris, provisoirement, le pouvoir, dans un calme relatif. Il nous est conseillé de ne pas sortir. Les frontières, aériennes et terrestres, sont fermées. Nos visites en brousse sont compromises…
Après-midi calme à la case avec nombreuses visites d’amis venant aux nouvelles. Envois de SMS rassurants en France vers nos familles et amis. A 16 h, nous apprenons que le couvre-feu est levé et les frontières rouvertes. Nous sortons faire quelques courses. La vie reprend son cours comme si de rien n’était, à part quelques véhicules en armes ici ou là.
En soirée, dîner dans un restaurant franco-africain où il y a de la musique. Quelques militaires sont attablés en civil. Les chansons de félicitations sont reprises en chœur par les clients locaux. Ils sont les héros de la soirée.

Samedi 20 février

samedi 20
Réunion de travail à la case avec Rhidouane. Un nouveau versement est effectué pour le chantier de Soudjé Dey qui est désormais à 28 m de profondeur. Les puisatiers ont atteint une couche sableuse. Les travaux vont pouvoir avancer plus vite. Les contours d’une nouvelle organisation de l’ASSOFRANI au Niger prennent forme après consultation de nos adhérents. De nouveaux renforts sont attendus.
Pendant ce temps, en ville, manifestation populaire en faveur des militaires. Leur initiative semble approuvée par une très large majorité de nigériens.
Dans l’après-midi, nouvelles rencontres avec des adhérents.

Dimanche 21 février 2010

dimanche 21
Journée de détente au relais de Kanazy  à l’ombre des manguiers en fleurs. Nous faisons un tour en pirogue pour rendre visite aux hippopotames. Nous avons vu 4 adultes et 2 petits.

Lundi 22 février

lundi 22
Au musée national, nous avons une réunion de mise au point avec Ali Boubacar et remise d’un nouvel acompte pour le puits de Soudjé Dey (déjà 750.000 FCFA).
Dans l’après-midi, visite chez Chimbido, notre ami peul. Il vit dans une cour de garage, au milieu de véhicules… Il n’a plus de case !
Dobou Moussegat, le papa de notre ami Rouda est là aussi. Comme il rentre en brousse, dans le campement peul d’Azangafa, à 500 km de Niamey, nous lui remettons un sac plein de vêtements pour les enfants du campement. Nous parlons aussi de l’école à deux classes, comment leur faire profiter de l’opportunité d’envoyer des livres ?

Mardi 23 février

mardi 23
Courses dans le quartier de Château 1 pour achats d’artisanat pour l’association ou personnels .Il reste très peu de petites boutiques, les vendeurs ont été chassés en 2008.
Visite à Sandra, manager de nos amis d’Etran Finatawa. Nous faisons l’historique du groupe, de leur tournée dans le monde entier.
Nos déplacements dans le pays sont très limités et nous empêchent d’être aussi efficaces que les autres années. Notre action consiste surtout à redonner à notre organisation nigérienne de la vigueur et des responsables, afin que de nombreux projets puissent se concrétiser après notre retour en France. Un bon noyau, composé d’une dizaine d’adhérents, semble très motivé. A suivre.
Soirée passée chez notre ami Boubacar, à prendre le thé et à manger dans le plat commun, assis sur la natte.

Mercredi 24 février

mercredi 24
Nuit très courte. Réception des 19 cartons manquants de livres et manuels scolaires pour Méllé Haoussa (ouest) et écoles de nomades autour d’Abalama (est). L’avion prévu à minuit est reporté à 5 h 30 du matin, puis 6 h et 7 h pour une arrivée à 8 h. Retour à la case avec Alexis, le pilote de la compagnie aérienne Blue Line.
Depuis lundi, la température atteint les 45 degrés à l’ombre, en début d’après-midi. La saison chaude est en avance, ce qui laisse présager une éventuelle première pluie dès la fin mars, au lieu de fin mai. Ce serait bien pour les pâturages, les éleveurs craignant une famine importante de leur troupeaux en Mai-Juin, beaucoup d’entre eux n’ayant pas les moyens d’acheter de la nourriture pour leur bêtes.
A la radio, nous apprenons qu’un Premier ministre d’intérim vient d’être nommé par les militaires afin de restaurer la démocratie et d’organiser des élections avant fin 2010.
Nous passons la soirée chez Bakri afin de lui faire connaître Alexis.

Jeudi 25 février

jeudi 25
Départ pour Méllé Haoussa, à 60 km de Niamey, afin de leur offrir les 4 cartons de livres prévus pour eux, ainsi qu’un ballon de foot. L’accueil est toujours aussi chaleureux, l’enthousiasme des enseignants très fort ! Nous leur expliquons le rôle d’Alexis et de sa compagnie aérienne et leur promettons d’autres envois.
Les enfants sont fiers de nous montrer le livre qu’ils ont emprunté, le goût de lire se développe, c’est encourageant !
Les responsables de la banque céréalière étant partis travailler dans les rizières nous ne pouvons obtenir aucun renseignement. Le moulin fonctionne bien.
Alexis nous quitte en fin d’après-midi. Il a vu nos actions sur le terrain et rentre confiant en France.

Vendredi 26 février

Vendredi 26
Ce matin, nous allons voir nos amis musiciens du groupe nigérien Etran Finatawa en répétition. Ils partent dans deux jours pour une tournée en Allemagne où une vingtaine de concerts les y attendent.
Nous éprouvons un plaisir réciproque à nous retrouver. Nous constatons que leurs progrès sont énormes. Ils sont devenus de vrais professionnels, bravo les garçons ! Nous vous souhaitons tout le succès que vous méritez. Si vous désirez les découvrir, rendez-vous sur : www.myspace.com/etranfinatawa .
Dans l’après midi, nouvelle rencontre de travail avec le puisatier Harouna Sina, Ali Boubacar et Rhidouane Aghali. Un nouvel acompte est versé pour le puits de Soudjé Dey.
La passation de responsabilités progresse efficacement.

Samedi 27 février

samedi 27
Ce matin, nous nous sentons bien seuls dans la case, Jean-Pierre et Janine étant repartis cette nuit. Nous avons la visite de notre marchand de légumes qui nous livre à domicile depuis plusieurs années et d’Abdouramane forgeron si habile qui nous fabrique de beaux bijoux.
Après avoir préparé le compte-rendu pour le site, nous allons passer la fin de journée avec Fatimane et sa famille. Joie simple d’être ensemble, un bon moment de rapports humains forts et beaux.
Rhidouane nous apprend que le chantier de Soudjé Dey avance bien, 35 m ce soir sont foncés. Pourtant, les ouvriers avaient atteint une couche de sable très instable. Le cuvelage devait donc se faire par tranches de 50 cm – au lieu d’un mètre habituellement – pour éviter que tout s’éboule.
Le puisatier sent l’humidité proche, cela veut dire que l’eau n’est plus très loin.
Nous projetons avec Rhidouane de nous rendre sur le terrain d’ici une semaine…peut être auront-ils touché l’eau d’ici là ?

Dimanche 28 février 2010

dimanche 28
Journée de repos. Le matin, Fanette va voir travailler Abdouramane, le forgeron touareg. Notre ami Boubacar nous rend visite. Sa case en paille a besoin d’être reconstruite. Elle a au moins 3 ans et n’est plus en bon état. Chaque année, la saison des pluies la dégrade un peu plus. Nous irons la semaine prochaine assister à la reconstruction.
L’après-midi nous allons sur Internet à l’école Kokaranta (carnet de bord, messages perso, surf sur infos).
A notre retour, nous passons un bon moment avec la famille de Rouda, un peul que nous connaissons depuis 2002 : sa femme et ses deux enfants, sa sœur Touni, son mari et leur bébé. Encore une rencontre chaleureuse et amicale. .

Lundi 1 mars

lundi 1
Ce matin, Fatimane nous emmène au collège Mariama de Niamey fréquenté par 1.670 élèves de la 6e à la terminale. C’est un vaste établissement, doté d’une grande bibliothèque. La priorité pour un envoi via Alexis serait des livres pour les élèves de 6e et 5e, ainsi que des manuels scolaires variés (ce qui permet de bénéficier de plus de choix dans les démarches éducatives.)
Rakiatou Mounkeila qui nous a accueillis nous parle d’un autre collège de brousse, dans le village de Dolbel près de Téra. Il n’y a aucun livre, ni scolaire, ni de bibliothèque.
Nous rencontrons ensuite Aminata Zika qui va organiser une tournée dans des écoles de Niamey ou de brousse pour jeudi. C’est important pour elle que nous y allions afin de motiver les parents à laisser les enfants à l’école si des livres y arrivent.
Nous rencontrons aussi Omar, un jeune qui fait de l’aide aux devoirs. Rendez-vous est pris pour samedi après-midi.
Nous terminons la journée en compagnie de Fatimane, Sidra sa sœur et Omar son mari. Une très bonne soirée !

Mardi 2 mars

mardi 2
Mokao nous livre des bijoux peuls en cuir que nous lui avions commandés.
Nous livrons de la layette tricotée mains par la sœur de Fanette à la maternité de la clinique Barka.
Nous convoquons par téléphone une réunion ASSOFRANI pour jeudi soir. Notre ami Ali Souley mettra une salle dans son école « Kokaranta » à notre disposition.
Dans l’après midi, nous rédigeons de différents documents administratifs. En fin de journée, rencontre à la case avec Rhidouane pour préparer la réunion de jeudi soir.

Mercredi 3 mars

mercredi 3
Passage au Consulat pour l’obtention d’un visa à notre ami BB, fabricant de batiks.
Un nouvel acompte pour le puits de Soudjé Dey a été remis ce matin au chef du village.
Le midi, déjeuner chez Mokao.
Rencontre avec le secrétaire général du Ministère Jeunesse, Sports et Culture, connu d’Alexis afin d’établir un projet de bibliothèque (évaluer les besoins) et faciliter les formalités à la douane. Un nouveau rendez-vous est pris pour vendredi avec le responsable nationale du Livre.

Jeudi 4 mars

jeudi 4
Une tournée est organisée par madame Aminata Zika dans des écoles ou centres pour envoi éventuel de livres ou jeux.
Nous allons d’abord dans le complexe scolaire flot germa qui va du jardin d’enfants (accueil dès deux ans) à la troisième. Puis dans le centre d’adaptation Coleho Bobiel pour enfants orphelins et handicapés et enfin dans le village de Fandoga 1 une école à deux classes. A chaque rencontre, il ressort un manque important de matériel, manuels scolaires et livres de bibliothèque. L’aide d’Alexis et de la compagnie aérienne s’avère indispensable.
En soirée, nous tenons une réunion Assofrani pour repartir sur de nouvelles bases.

Vendredi 5 mars

Vendredi 5
Rencontre très intéressante avec le Directeur national du Livre au Ministère de la Culture. Les besoins du Niger sont immenses, tant en manuels scolaires qu’en livres de bibliothèque. L’aide apportée par le pilote de Blue Line, Alexis, va permettre d’amener gratuitement des centaines de livres plusieurs fois par an. Le Docteur Mounkaïla Serki nous présente les 52 bibliothèques rurales ou CLAC (Centre de lectures et d’animation culturelle) réparties sur le territoire. Il faut y ajouter les bibliothèques d’établissements scolaires. Cela représente un potentiel énorme de diffusion.
Un point nous inquiétait, l’éventualité de taxes douanières sur les cartons de livres. Le Directeur nous rassure, un texte officiel prévoit l’exonération dans ce cas. Il suffit de remplir quelques formalités.
Nous passons la soirée avec BB et ses enfants, celui-ci n’ayant pas obtenu son visas pour rentrer avec nous a besoin d’être réconforté.

Samedi 6 mars

samedi 6

Construction de la nouvelle case de Boubacar. Par épisodes, nous assistons au montage des montants, l’installation des sékos, la couture des nattes pour le plafond, etc. Très intéressant.
Nous devions rendre visite à l’école Gaweye 2 pour rencontrer une association d’aide aux devoirs afin d’évaluer leurs besoins en manuels, mais un accident a bloqué l’unique pont du pays empêchant tout contact avec la rive droite du fleuve Niger.

Rencontre à la case avec Jean-Louis Saporeto de l’association « Contrechamps », intervenant depuis 10 ans au Niger, dans le domaine du cinéma.

Dimanche 7 mars 2010

dimanche 7
Ce matin nous partons dans le village de Soudjé Dey à 260 km de Niamey en compagnie de Rhidouane et Aghali, hydrolicien. Nous découvrons le chantier du puits. La zone de fonçage étant argileuse, les puisatiers n’avancent que d’un mètre tous les trois jours… Le chantier risque de durer encore un bon mois, vu qu’il faut certainement approfondir encore de 10m pour toucher l’eau à 45m voire plus…
Nous apprenons qu’à cette profondeur, un derrick est obligatoire pour faire une bonne mise en eau, ce qui va occasionner une dépense supplémentaire de 850.000 FCFA (1.295 €) mais nous ne pouvons pas laisser un puits non fini ! A notre retour, nous aurons une décision urgente à prendre…
Suite aux difficultés rencontrées sur ce chantier, Aghali, hydrolicien nous conseille de nous consacrer à des projets moins profonds pour diminuer les risques.
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Lundi 8 Mars

lundi 8
Visite à Boubacar pour découvrir sa case reconstruite, elle est plus haute que la précédente donc plus fraîche à l’intérieur.
Une nouvelle réunion ASSOFRANI a lieu à l’école Kokaranta. Cette fois, ce sont nos amis nigériens qui prennent les choses en main. Une nouvelle équipe se met en place pour nous seconder et suivre les projets. Un nouveau bureau provisoire est élu. Nous pouvons partir rassurés.

Mardi 9 mars

mardi 9

Ce matin, rencontre avec Rhidouane élu nouveau président pour remettre les choses au point avec lui.
Dans l’après midi nous allons rendre visite à Madame Seydou, directrice du centre national des réseaux de bibliothèques et de lecture publique au centre culturel Oumarou Ganda. De nouvelles pistes pour des envois de livres se dessinent. Les besoins en la matière sont immenses au Niger.

Elle nous offre la possibilité de stocker des livres, le transport devant être à la charge de communes qui bénéficieront de notre aide en dons de livres de bibliothèque.

Mercredi 10 mars

mercredi 10
Ce matin, nous retournons à Séno, remettre quelques livres aux enseignants de l’école et dire au revoir à nos amis du village. Les travaux de la future classe sont bien avancés, le directeur espère en bénéficier avant la fin de l’année scolaire. Leur matériel scolaire sera ainsi mis en sécurité.
Un besoin de latrines nous est soumis par les enseignants, nous expliquant les problèmes liés à ce manque de locaux.
Nous faisons nos derniers achats dans le quartier, et de nombreux amis passent pour nous saluer.
Bakri vient nous chercher vers 18 h 30 et nous passons la dernière soirée avec sa famille avant qu’il nous amène à l’aéroport.
La mission 2010 est terminée. Nous pensons déjà à la prochaine…