Pourquoi ASSOFRANI ?
De
passage au Niger pendant l’été 2002, la saison des pluies
était très en retard. Au lieu de débuter en juin, elle
se déroulera en fait en septembre-octobre. Pendant trois mois, les cultures,
principalement le mil, ne pouvaient pousser faute d’eau. Sur les marchés,
le prix du sac de mil est passé de 6.500 francs CFA (10 euros) à
22.500 francs CFA (plus de 34 euros). Le salaire minimum officiel est aux alentours
de 35.000 à 40.000 francs CFA, mais bon nombre de personnes ne disposent
même pas de ce smic pour vivre. Pour nourrir toute une famille, il faut
un sac de mil par semaine. Faites les comptes.
En traversant un village, nous avons vu, au loin, tout un groupe de femmes,
d’enfants, en train de danser et de chanter sur une longue pierre plate.
Y avait-il une fête ? Que célébraient-elles ? Nous en discutons,
tout en continuant de rouler. Moussa, le chauffeur, explique qu’elles
devaient « appeler la pluie ». Nous étions, à vol
d’oiseau, à quelques centaines de mètres seulement du fleuve
Niger. Sans puits d’irrigation dans le village, impossible d’aider
les graines à attendre la pluie.
Dans le village suivant, cette fois-ci en bordure de route, une nouvelle fois
nous voyons ces femmes, ces enfants, ces vieilles, tourner en rond, levant les
bras au ciel et appelant la pluie. Nous nous arrêtons pour discuter avec
ces villageoises.

En
repartant, notre décision est prise. Nous ne pouvons pas, nous, européens
ayant juste besoin de tourner un robinet pour boire, arroser, nous laver…
rester sans rien faire. Un mois après notre retour en France, est née
ASSOFRANI, l’ASsociation de SOlidarité FRAnco-NIgérienne.
Composition
du bureau
PRESIDENTE |
Françoise
DELAMARRE |
Aube |
VICE-PRESIDENTE |
Céline
SOLER |
Aube |
SECRETAIRE |
Julien
CHENUT |
Aube |
SECRETAIRE
ADJOINTE |
Adeline
ROCHARD |
Seine-et-Marne |
TRESORIER |
Michel
BESNIER |
Aube |
TRESORIER
ADJOINT |
Pascal
DELAMARRE |
Aube |